les galapagos de domingo

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Equateur - Iles Galapagos
de dominique, le 19-05-2008

les galapagos de domingo

Vous avez dit : Galapagos ?



Perdu dans l’Océan Pacifique, cet archipel de 13 îles dont les plus importantes portent les jolis noms de Santa Cruz, Santa Fe, San Salvador, San Cristobal, Santa Maria, Isabela et Fernandina, est situé à 1heure 40’ d’avion de l’Equateur dont il fait partie.

Les Galapagos (l’Ile des Tortues) ne rentrent réellement dans « l’Histoire » qu’en 1535 suite à une dérive du bateau de l’archevêque Fray Tomas de Berlangua qui venant de Panama voulait se rendre au Pérou. En 1832 l’Equateur prend officiellement possession des Iles et en 1835 son plus célèbre touriste va y débarquer et explorer l’archipel : Charles Darwin. C’est là que le savant britannique va élaborer sa théorie de l’évolution des espèces. La publication en 1859 de son étude « L’origine des espèces » apportera à l’archipel une célébrité définitive.

Mais ce n’est que 1959 que l’Equateur déclarera ces îles « parc national » et c’est à Bruxelles de la même année que la fondation Darwin sera créée sous le patronage de l’Unesco.



Vous avez dit : Galapagos ?



Ce paradis sur terre est malheureusement en sursis car, entre sa découverte en 1535 et sa promulgation en Parc National, les Galapagos servirent de refuge et de base de ravitaillement en viande et en eau à un tas de prédateurs qui vont mettre à mal son écosystème. La chasse à la baleine, le massacre des tortues géantes, l’extinction des iguanes terrestres par les soldats américains durant la seconde guerre mondiale, la marée noire du Jessica en 2001, ont gravement endommagé la faune et la flore de ce sanctuaire du Pacifique. Les plus pessimistes annoncent d’ailleurs leur fin programmée. Un véritable désastre pour l’humanité.



Vous avez dit : Galapagos ?



Comment vous décrire toute cette flore et toute cette faune ? Je ne suis pas trop « floriste » mais les fleurs, les arbres, les arbustes, les plantes présents sont différents d’île en île mais s’intègrent parfaitement à l’île qu’ils occupent…..Je retiendrai surtout le palo santo …son aspect fantomatique et son odeur d’encens, le feuillage touffu du miconias , la volupté colorée des palétuviers ou des mangliers. Rien que du beau, du délicat, du fleuri, de l’inhabituel pour nos régions européennes.

Parler de la faune aussi tient de la gageure; car il faut savoir que chacune des espèces ( comme pour la flore) se complaît à un endroit et non à un autre. Il faudrait donc visiter toutes les îles pour toutes les découvrir, ce qui nous était impossible par faute de temps. Je citerai en vrac les tortues géantes dont la taille peut atteindre les 2 mètres et le poids (on y perd tous ses complexes) 230 kg, les iguanes terrestres et marins, les otaries ( les plus grosses) et les otaries à fourrure ( les plus minces) qui passent leur temps à dormir et à jouer, et les toujours aussi distingués flamants roses ; bien sûr aussi, les dauphins,les baleines

Une multitude d’oiseaux marins et terrestres s’ébattent sur les rochers ou dans le ciel bleu…des plus humbles aux plus excentriques ….de la mouette à la grande frégate dont le mâle se signale à la saison des amours (nous étions précisément là) en gonflant une gigantesque gorge grenat afin d’attirer l’attention de la femelle….grandiose spectacle. N’oublions pas non plus d’autres oiseaux marquants comme le fou à pattes bleues,à pattes rouges, le fou masqué, la paloma de galapagos, jolie demoiselle gris-brun aux ailes noires tachetées blanc et dont les yeux bleus nuit finement maquillés turquoise est prête pour le bal (j’en suis tombé éperdument amoureux).







Vous avez dit : Galapagos ?



Une des plus grandes attractions de l’archipel est évidemment la plongée libre subaquatique avec palmes et bonbonnes…..un rêve pour Marc. Il est donc parti un matin avec un maître de plongée vers des endroits marins qui lui ont fait découvrir un aperçu du monde aquatique…et de toute cette vie multicolore qui a fait la renommée des Galapagos. Et il en a découvert des poissons notre Marc, l’aventurier …..je l’entends encore essayer de me décrire ( trop de beauté nuit à la beauté) toute son expérience …..son approche de ces falaises rocheuses hantées par des myriades de crabes rouges rapides comme l’éclair, sa plongée vers ces récifs coralliens, ses poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, qui viennent vous frôler et caresser votre corps ; 400 espèces s’y rencontrent, méchants ou gentils, prédateurs ou victimes : des thons,des dauphins (toujours aussi espiègles), des mérous, des barracudas ( sans Alexandra), des requins les bien nommés –des Galapagos, -de récif,-tigres ou –marteaux…..et d’innombrables bancs d’anchois, et autres ribambelles de petits poissons multicolores qui décorent ces fonds marins tropicaux….le paradis sous terre…



Vous avez dit : Galapagos ?



Porto de Ayora, qui fait un peu office de capitale des Galapagos et qui en tout cas est la « ville principale » de Santa Cruz nous a accueillis pendant tout ce temps. 6 nuits passées à l’Hôtel Darwin (10 $ par nuit et par personne), un havre de paix à deux pas du port….une chambre sans prétention avec cabinet de toilette, des allées joliment fleuries par des palétuviers ou bougainvilliers. Le petit déj se prenait chez Madame Gloria (une métisse noire qui maîtrisait l’art de la maduro con queso ( ces délicieuses bananes cuites dans la pelure au barbecue et fourrées ensuite d’une sorte de mozzarella) …toujours le desayuno continental avec jus de mangue ou de papaye et des huevos à la copa pour Marc ou revueltos pour moi ; le tout pour 2 $ .

Je voudrais aussi lancer ici un appel pressant, doté une jolie récompense : à la Station Darwin de Porto de Ayora, il y a une tortue qui se morfond de solitude et d’inquiétude pour sa perennité : Lonesome George. Découvert sur une île déserte au début des années septante, George serait le dernier de sa race . Aujourd’hui, on recherche activement une compagne pour notre George…et pas moyen d’en trouver une. Donc, si par hasard vous découvriez une tortue de la race de George, vous serez reçu au Centre Darwin avec le tapis rouge….heureusement, malgré tout, on a prélevé un peu de son sperme….l’espoir reste entier.

J’allais oublier notre rafraîchissement multi-quotidien : la Pilsener ,bière locale à 6°, un vrai élixir qui vous ranime un corps déshydraté ( à boire quand même avec modération). Aucun doute sur celle-ci : ce sont les grandes bouteilles qui nous convenaient le mieux….75 cl.

Le soir ( et on mange très tôt à Puerto Ayora), nous voulions nous essayer à la cuisine locale …et avons découvert le Coral Rojo et sa charmante patronne chef coq, Nancy Annabelly qui nous a préparé un ceviche chanchalagua ( une marinade de poisson au citron vert) à damner un saint.

Nous nous rendons aussi à la Playa de Tortuga . Pour y arriver ? 1 heure de marche de Porto de Ayora…. vous traversez pendant +/- 4 km un petit chemin de forêt et de massifs boisés, aux odeurs subtiles et aux fleurs sensuelles, où seuls les oiseaux ont le droit de troubler le calme, pour vous retrouver sur une plage de sable blanc profonde de 200 mètres et longue de plus d’1 km et bordée par une végétation luxuriante….il y a peut-être 6 ou 7 personnes qui viennent profiter de ce paradis extrême ( et nous sommes pourtant dimanche matin)….jamais je n’ai vu une plage de cette beauté et de cette qualité. Et se baigner dans cette partie de Pacifique est magique …..

Porto de Ayora abrite aussi la Station Darwin ; ses principales fonctions sont l’information scientifique, la conservation des espèces qu’elles soient marines, reptiles d’oiseaux ou florales. C’est là qu’on y incube les œufs de tortues et que l’on conserve et élève les jeunes tortues jusqu’à l’âge de 4 ans avant de les rapatrier sur les différentes îles.



Vous avez dit : Galapagos ?



Pour exprimer et expliquer cet Archipel divin, il faut souvent employer le mot Trop….et son abus diminue la qualité de ce superlatif….et pourtant !!

De retour de l’Ile Seymour où le soleil dardait trop ses rayons par 38° sur nos crânes trop mal protégés, c’était une évidence que nous devions nous retrouver tous les deux pour faire le point de la journée devant une Pilsener toute fraîche

de Maman Gloria. Ce qui fut fait. Mais tout à coup, je me sentis mal….et Marc s’en aperçut puisqu’il me secoua le bras (il est ostéopathe comme tout le monde sait)….et je me revins à moi. Mais pas plus de 5 minutes plus tard, quand je confiais à Marc que mon avenir était à l’hôtel dans mon lit, il paraît que je me suis écroulé sur le sol, que la panique envahit Marc, que de gentils passants, faute d’ambulance, firent appel à un pick-up pour m’emmener à l’hôpital couché dans la remorque et en remontant à contre sens l’avenue qui mène à la clinique. Je me suis réveillé dans les bras d’un Marc flippant (il se croyait déjà orphelin de son parrain) sur le seuil de l’hôpital et j’ai eu le temps (heureusement) de décliner leur aide.

Moralité : il vaut mieux sortir trop couvert que trop dénudé…trop chauve qui peut !!!

Mille choses sont encore à raconter sur cet archipel que nous avons visité en touristes trop pressés…sans nous laisser le temps de le faire vivre en nous, de le lécher, tout comme on lèche la crème d’ un gâteau avant de le déguster à

pleines dents.



Marc et moi sommes venus aux Galapagos pour nous appuyer un instant au bastingage de la beauté du monde et nous plonger dans un des derniers océans paradisiaques !!!!


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